Contre le terrorisme, l’Etat ne peut pas tout

La guerre des émotions s’est déclarée sans que nous nous en rendions compte : sitôt nos morts enterrés il fallait des mesures fortes. Etat d’urgence permanent, plan Vigipirate rouge écarlate, déclaration belliqueuse à coup de « nous sommes en guerre » : il fallait voir, entendre, sentir la sécurité. A la théâtralisation de la violence il fallait que nous répondions par la théâtralisation de la sécurité. En fin de compte, nous n’avons pas pu nous empêcher de faire le jeu du terrorisme.

Hé Oh la paix !

Jeudi 28 Avril dernier, Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien a refusé la main tendue par la France d’organiser une conférence de relance des négociations autour du séculaire conflit israélo-palestinien. Bien entendu, l’objectif de cette invitation de l’exécutif français semble être de consolider la place de la France sur le plan diplomatique. Cependant, à l’instar des…

La boucle est bouclée

Ecrit à l’occasion du concours d’écriture de l’association La Plume. Sujet : « Vous avez trois heures » Il y a trois heures je me demandais comment j’allais finir. Trop concentré pour croire qu’un concentré de mots suffirait pour me convaincre, j’ai oublié la structure, le sens, la forme. Mais je n’ai pas oublié d’écrire. La journée…

Pour que l’Université Paris-Dauphine accueille des réfugiés

L’université française n’a pas simplement pour objet la transmission de la connaissance, elle se veut aussi instrument de l’ouverture sur le monde et de la défense d’une exigence éthique. À l’heure où les réfugiés d’un Moyen-Orient en guerre affluent en Europe, il paraît nécessaire et urgent pour l’université française d’inscrire ces principes dans l’action en…

Loi El Khomri, je t’aime, moi non plus

Pas encore présenté en conseil des ministres et pourtant, à peine a-t-il montré le bout de son nez que déjà, il fait parler de lui. L’avant-projet de réforme du Code du Travail (dit loi El Khomri) est extrêmement complexe et d’une longueur épuisante. Mais cela n’a pas empêché le gouvernement de se prendre les pieds dans le tapis. Magnifique taulé médiatique : syndicats, journalistes et surtout, la société civile se sont saisis de l’avant-projet. Et ça fait du bruit. Pour preuve, des youtubers se sont réunis dans une vidéo sous le hashtag #Onvautmieuxqueca pour dénoncer le projet, des mouvements sociaux sont déjà annoncés par les syndicats professionnels (CGT, CFDT…) étudiants (UNEF, FAGE…) et lycéens (UNL, FIDL) les 9, 12 et 31 mars et une pétition[1] pour le retrait du projet de loi a déjà rassemblé plus d’un million de signataires (un record sur internet !).

L’arène du géant bleu

Facebook annonce de nouvelles fonctionnalités : Waouh, Grr, Snif, J’adore, Haha ! Mon fil d’actualité s’est emballé. Encore plus de vidéos, plus de photos, plus de publications à partager. Mais surtout, plus de sensations à exprimer. Fini la réflexion, enterrée la pensée, ça ne fait pas vendre, ça ne sera jamais viral. Sur Facebook on se fait vivre par le buzz, c’est la potion magique. Les grosses têtes font leur apparition, non pas celles de Bouvard : « Génial ! », tout le monde s’exclame…

La tyrannie du Buzz ou la course à l’urgence !

Un bruit informationnel omniprésent qui teinte, oriente et forge nos perceptions et opinions. Comme la rumeur, on ne sait le contenir : c’est le buzz ! Au cours des 15 dernières années, le développement et la sophistication des techniques de communication ont eu pour effet d’accélérer le temps. C’est aujourd’hui l’idéologie de l’immédiateté, avec la chasse aux…